Pour commencer, débarrasse-toi de tout ce qui pourrait te faire "craquer", le sucre sous toutes ses formes (sucre de coco, sirop d'agave, miel, xylitol, fructose...) qui pourront être remplacés par de la stévia ou de l'érythritol (marque Pure Via® en supermarché ou sur internet) — tu peux d'ailleurs consulter la page des édulcorants d'origine naturelle compatibles —, les gâteaux, les biscuits, mais aussi les sodas sucrés et les jus de fruits. C'est le plus dur à abandonner au début, mais pas d'inquiétude, je propose beaucoup d'alternatives et de recettes qui remplacent très bien ces produits au quotidien, comme mon Gatochoko® ou encore mes Madeloves®, mes Configelées® et pas mal de délicieuses recettes qui feront que tu conserveras des douceurs "sucrées" sans impacter ton métabolisme glycémique.

Cette étape est souvent la plus difficile. Si la plupart des personnes réussissent à se "priver" de sucres ajoutés ou raffinés, les féculents sont la plupart du temps augmentés pour palier la frustration sans que l'on s'en rende compte. Et pourtant, les aliments à charge glucidique forte comme le pain blanc ou complet, les pâtes, le riz ou les pommes de terre ainsi que les céréales (blé, avoine, maïs, seigle, orge, sorgho, millet, quinoa, sarrasin...) génèrent aussi une addiction... mais pas d'inquiétude, quand je n'ai pas eu la chance de commencer dans le même confort, aujourd'hui, mes recettes de pains cétogènes (pain d'Ami.e.s®, graines de lin, Rikotta®) et certaines alternatives comme le konjac ou les pâtes sans glucides les remplacent sans aucun problème.

Termine par les féculents comme les pommes de terre et patates douces, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), les fruits trop sucrés, ainsi que les plats préparés, sauces industrielles à sucres cachés, les chips et les produits allégés souvent bourrés de glucides cachés.

Ci-dessous, un schéma des aliments à évacuer (consultable sur ordinateur et tablette). Pour retrouver l'ensemble des produits compatibles, n'hésite pas à consulter la page des aliments autorisés.

Si ces produits sont encore comestibles, tu peux les donner à quelqu’un qui pourrait en avoir besoin.

Si tu ne vis pas seul.e, sépare bien tes aliments de ceux contenant des glucides pour éviter la tentation et ne pas la subir constamment, réserves-toi et organise ta propre étagère dans les placards ainsi qu’une place dédiée dans le frigo.

Au-delà de l'organisation matérielle, ce changement de vie bouscule toujours l'entourage car il met subtilement en perspective leurs propres habitudes alimentaires. Il conviendra donc d'aborder ce virage en douceur en expliquant que c'est avant tout une démarche de santé personnelle, sans pour autant juger leur mode de vie au risque d'être peu à peu isolé.e et de rendre l'expérience plus difficile à vivre. Très souvent, les proches se montrent réticents ou hostiles au début, mais avec le temps et face aux résultats obtenus, ils tendent à changer progressivement leurs propres pratiques. Pour approfondir ce sujet, consulte la page dédiée à la gestion de la famille et des amis.

Aborder la question de ta démarche avec ton médecin traitant est une étape essentielle. Malheureusement, une très grande partie du milieu médical reste encore aujourd'hui hostile à cette alimentation, influencée par la diabolisation persistante de la presse et des médias mal informés (au regard de la recherche scientifique qui l'explore depuis 1920 avec plus de 7 000 études référencées à ce jour et aux résultats positifs sur la santé établis).

Néanmoins, un suivi médical et biologique est chaleureusement recommandé. Il est essentiel d'établir un bilan complet des marqueurs biologiques avant le démarrage pour pouvoir suivre l'évolution et s'assurer que la diète est bien menée, aussi que les choses vont dans le bon sens. Tu peux aborder cela sereinement avec ton médecin traitant en lui indiquant que tu entames une alimentation sans sucres et que tu souhaites suivre tes paramètres de santé, sans entrer dans des débats stériles qui rendraient la relation médecin-patient conflictuelle.